Une nouvelle fois nous venons de vivre un épisode cévenol, méditerranéen qui a particulièrement affecté les départements du Gard et de la Lozère en Occitanie et la Corse du Sud. Ce déchainement en cette période est rarissime.

Est-ce une nouvelle conséquence du dérèglement climatique en cours ?

Une chose est sûre, outre l’obligation planétaire d’une nécessaire transition écologique et énergétique tout doit être fait pour que la prévision météorologique soit la plus fine et la plus précise possible.

C’est dans ce but que le Centre Spatial Universitaire de Montpellier construit un nanosatellite expérimental en lien avec Météo France, l’IGN (Institut national de l’information géographique et forestière) et l’école d’ingénieur ENSTA Bretagne, avec le soutien de la Fondation Van Allen et de l’agence française de l’espace CNES (projet JANUS). Ce projet s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’I-Site MUSE Montpellier Université d’Excellence, dont les thématiques sont : Nourrir, Protéger et Soigner.

Laurent DUSSEAU, le Directeur de la Fondation Van Allen et du Centre Spatial Universitaire de Montpellier, souligne l’importance de cette démonstration technologique pour notre Méditerranée mais également pour d’autres pays. « Un exemple : notre partenaire du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de Djibouti fait état de problématiques similaires jusqu’alors inconnues dans leur pays».

Le modèle scientifique consiste à équiper des navires, qui régulièrement traversent la Méditerranée, de capteurs d’hydrométrie pour mesurer en pleine mer l’intensité de la vapeur d’eau. Le satellite devra collecter ces données qui une fois transmises aux partenaires, fourniront des informations précieuses sur les risques et leurs localisations. C’est une première scientifique et lors du dernier Conseil d’administration de la Fondation Van Allen qui s’est tenu ce 9 juin, le Président Jean-Claude GAYSSOT a confirmé l’accord du Port de Sète et de la société GNV pour l’installation de ces capteurs sur les bateaux.